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Attention aux pièges des notations simplistes
Pourquoi le Petfood-Score ABCDE est un outil trompeur et non fiable pour évaluer vos croquettes
Décryptage des limites d’un système de notation trop simpliste et des risques à lui faire confiance
dimanche 14 juin 2026, par
Sur les réseaux sociaux, les forums et les blogs dédiés à l’alimentation animale, le Petfood-Score ABCDE est souvent présenté comme la solution miracle pour évaluer la qualité des croquettes. Des influenceurs, des gourous autoproclamés et même certains sites spécialisés vante ses mérites : « Avec ce calculateur, vous saurez enfin si les croquettes de votre chien ou de votre chat sont bonnes ! » Pourtant, cette approche, aussi séduisante soit-elle par sa simplicité, repose sur des fondations fragiles, voire dangereuses. En réduisant la complexité de la nutrition animale à une simple note de A à E, le Petfood-Score donne une fausse impression de précision et peut conduire à des choix alimentaires inadaptés, voire néfastes pour la santé de votre animal. Dans cet article, nous allons analyser pourquoi ce système est non fiable, pourquoi ses calculs ne sont pas reconnus par les professionnels, et surtout, vers quelles sources se tourner pour obtenir des informations vraiment fiables.
Pourquoi on ne peut pas donner une note à une croquette : la nutrition animale est trop complexe
La première erreur fondamentale du Petfood-Score ABCDE est de prétendre que la qualité d’une croquette peut être résumée par une seule lettre. Or, la nutrition animale est un domaine extrêmement complexe, qui ne se prête pas à une évaluation aussi simpliste. Voici pourquoi :
1. Les besoins nutritionnels varient énormément selon les animaux
Un aliment ne peut pas être noté de manière universelle, car les besoins varient en fonction de :
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L’espèce
: Un chat, carnivore strict, a des besoins radicalement différents de ceux d’un chien, omnivore opportuniste.
- Les chats nécessitent un apport obligatoire en taurine, en vitamine A préformée et en acide arachidonique, des nutriments dont les chiens n’ont pas besoin en aussi grande quantité.
- Les chats métabolisent mal les glucides, alors que les chiens peuvent en tolérer une quantité modérée.
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Le stade de vie
: Un chaton en croissance n’a pas les mêmes besoins qu’un chat senior ou qu’une chatte gestante.
- Un chaton a besoin d’un aliment riche en protéines (30-40 % sur matière sèche) et en graisses pour soutenir sa croissance.
- Un chat senior peut nécessiter un aliment moins calorique mais avec des protéines de haute qualité pour préserver sa masse musculaire.
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L’état de santé
: Un animal souffrant d’une maladie rénale, de diabète ou d’allergies alimentaires a des besoins spécifiques qui ne peuvent pas être capturés par une note générique.
- Un chat avec une insuffisance rénale a besoin d’un aliment pauvre en phosphore et avec des protéines de haute valeur biologique.
- Un chien diabétique nécessite un régime pauvre en glucides et riche en fibres.
Le Dr. Lisa M. Freeman, professeure de nutrition vétérinaire à la Tufts University, souligne : « Il n’existe pas d’aliment universellement parfait. Le meilleur aliment pour un animal dépend de son âge, de son état de santé, de son niveau d’activité et même de ses préférences individuelles. »
2. La qualité d’un aliment ne dépend pas uniquement de sa composition
Le Petfood-Score se base presque exclusivement sur la liste des ingrédients et les valeurs nutritionnelles déclarées. Pourtant, ces informations, bien que importantes, ne suffisent pas à évaluer la qualité réelle d’un aliment. Voici ce que le Petfood-Score ignore :
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La digestibilité des ingrédients
: Deux aliments peuvent avoir la même composition sur le papier, mais une digestibilité très différente. Par exemple, une protéine de viande de qualité supérieure sera mieux absorbée qu’une farine de viande bas de gamme, même si les deux sont mentionnées de la même façon sur l’étiquette.
- La digestibilité dépend de la qualité des matières premières, des procédés de fabrication (température, pression, durée de cuisson) et de la combinaison des ingrédients.
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La biodisponibilité des nutriments
: Même si un aliment contient tous les nutriments essentiels, ceux-ci ne seront pas forcément assimilables par l’animal.
- Par exemple, la taurine peut être présente dans un aliment, mais si elle est détruite par la cuisson ou mal absorbée, elle ne sera pas utilisable par le chat.
- Les minéraux comme le calcium ou le phosphore peuvent être présents en quantité suffisante, mais sous une forme peu assimilable (ex. : phosphate de calcium vs carbonate de calcium).
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La palatabilité
: Un aliment peut être nutritionnellement parfait, mais si votre animal le refuse, il ne servira à rien. La palatabilité dépend de l’odeur, de la texture, du goût et même de la forme des croquettes.
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La tolérance digestive
: Certains animaux développent des intolérances ou des allergies à des ingrédients parfaitement sains pour d’autres. Un aliment noté A par le Petfood-Score peut provoquer des diarrhées chroniques ou des vomissements chez un animal sensible.
3. L’équilibre global du régime compte plus que la qualité d’un seul aliment
Le Petfood-Score évalue les aliments individuellement, sans tenir compte du contexte global de l’alimentation de l’animal. Pourtant :
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Les compléments alimentaires
: Certains animaux reçoivent des suppléments (omégas-3, chondroïtine, probiotiques) qui compensent les éventuelles carences de leur aliment principal.
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Les friandises et restes de table
: Beaucoup de propriétaires donnent à leur animal des friandises, des restes de repas ou des aliments maison en complément des croquettes. Ces apports doivent être pris en compte pour évaluer l’équilibre global du régime.
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La rotation des aliments
: Certains propriétaires pratiquent la rotation des aliments (changer régulièrement de marque ou de recette) pour offrir une alimentation plus variée. Dans ce cas, la note d’un seul aliment n’a aucun sens.
Les failles méthodologiques du Petfood-Score ABCDE
Même si l’on admet, pour l’instant, que l’on pourrait noter un aliment isolément, le Petfood-Score ABCDE présente des lacunes méthodologiques majeures qui remettent en cause sa fiabilité.
1. Des critères subjectifs et arbitraires
Le Petfood-Score attribue des points en fonction de critères qui sont, pour beaucoup, subjectifs et peu étayés scientifiquement :
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La pondération des critères
: Pourquoi la qualité des protéines compte-t-elle pour 40 % de la note, tandis que la transparence ne compte que pour 10 % ? Cette répartition est arbitraire et ne repose sur aucune étude scientifique.
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La définition des « bons » et « mauvais » ingrédients
: Par exemple, le Petfood-Score pénalise systématiquement les céréales, alors que certaines (comme le riz ou l’avoine) peuvent être bien tolérées par les chiens, à condition d’être en petite quantité.
- De même, il valorise les viandes fraîches, mais une viande fraîche contient 70 % d’eau et peut donc être moins riche en protéines qu’une farine de viande (qui en contient moins de 10 %).
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L’absence de seuils scientifiques
: Les seuils utilisés par le Petfood-Score (ex. : moins de 10 % de glucides pour les chats) ne sont pas toujours validés par des études cliniques. Par exemple, le NRC (National Research Council) ne fixe pas de limite maximale en glucides pour les chats, mais recommande simplement de privilégier les protéines et les graisses.
2. Une méthodologie non validée par la communauté scientifique
Contrairement à ce que laissent entendre certains influenceurs, le Petfood-Score n’est pas reconnu par les professionnels de la nutrition animale. Voici pourquoi :
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Aucune publication scientifique
: Aucune étude publiée dans une revue à comité de lecture (comme le Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition ou le Journal of Feline Medicine and Surgery) ne valide la méthodologie du Petfood-Score.
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Aucune recommandation des autorités vétérinaires
: Ni l’AAFCO (Association of American Feed Control Officials), ni la FEDIAF (Fédération européenne de l’industrie des aliments pour animaux familiers), ni le NRC ne reconnaissent ce système de notation.
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Aucune collaboration avec des vétérinaires nutritionnistes
: Le Petfood-Score n’a pas été développé en collaboration avec des spécialistes reconnus en nutrition vétérinaire. Il repose sur des hypothèses et des opinions personnelles, pas sur des données scientifiques solides.
Le Dr. Cailin Heinze, vétérinaire nutritionniste à la Tufts University, déclare : « Les systèmes de notation comme le Petfood-Score sont souvent basés sur des critères arbitraires et des croyances populaires, plutôt que sur des preuves scientifiques. Ils peuvent même, dans certains cas, conduire à des recommandations dangereux. »
3. L’absence de contrôle qualité et de vérification des données
Le Petfood-Score repose sur les informations déclarées par les fabricants (liste des ingrédients, valeurs nutritionnelles). Or, ces informations peuvent être :
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Incomplètes
: Certains fabricants ne mentionnent pas tous les ingrédients ou utilisent des termes vagues (« arômes naturels », « minéraux »).
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Imprécises
: Les pourcentages de protéines, graisses ou glucides peuvent être arrondis ou estimés, et non mesurés avec précision.
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Fausses
: Dans certains cas, les fabricants peuvent mentir sur la composition de leurs produits. Par exemple, en 2020, une marque américaine a été condamnée pour avoir falsifié la teneur en protéines de ses croquettes.
De plus, le Petfood-Score ne vérifie pas les informations saisies par les utilisateurs. Une erreur de saisie (ex. : inverser les pourcentages de protéines et de glucides) peut fausser complètement la note.
4. L’ignorance des procédés de fabrication
La qualité d’un aliment ne dépend pas seulement de sa composition, mais aussi de la façon dont il est fabriqué. Le Petfood-Score ignore totalement :
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La température de cuisson
: Une cuisson à trop haute température peut détruire certains nutriments (comme la taurine ou les vitamines B).
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La durée de cuisson
: Une cuisson trop longue peut rendre les protéines moins digestibles.
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Les procédés de conservation
: Certains aliments sont extrudés (cuits sous haute pression), d’autres sont séchés à basse température. Ces procédés ont un impact majeur sur la qualité nutritionnelle.
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La fraîcheur des ingrédients
: Un aliment fabriqué avec des viandes fraîches n’aura pas la même qualité qu’un aliment fabriqué avec des ingrédients congelés ou stockés depuis longtemps.
5. L’impossibilité de tenir compte des interactions entre ingrédients
Le Petfood-Score évalue chaque ingrédient individuellement, sans tenir compte des synergies ou des antagonismes entre eux. Pourtant :
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Les interactions nutritionnelles
: Certains nutriments s’améliorent mutuellement (ex. : la vitamine E et le sélénium ont un effet antioxydant synergique).
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Les antagonismes
: Certains ingrédients peuvent bloquer l’absorption d’autres nutriments. Par exemple, un excès de calcium peut réduire l’absorption du fer.
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L’équilibre acido-basique
: Un aliment trop riche en minéraux acidifiants (comme le phosphore) peut déséquilibrer le pH urinaire et favoriser les calculs urinaires chez les chats.
Exemple concret : pourquoi une croquette peut passer de B à D en changeant un seul ingrédient
L’un des arguments souvent avancés par les défenseurs du Petfood-Score est que «
un seul ingrédient peut faire passer une croquette de B à D
». Or, cet exemple illustre parfaitement les limites du système et son caractère arbitraire.
Cas pratique : le passage de B à D
Prenons l’exemple de deux croquettes pour chat :
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Croquette A
:
Poulet frais (30 %)
Farine de poulet (20 %)
Riz (15 %)
Graisse de poulet (10 %)
Pulpe de betterave (5 %)
– > Note : B (bonne qualité, mais présence de riz)
-
Croquette B
:
Poulet frais (30 %)
Farine de poulet (20 %)
Maïs (15 %) ← seul changement
Graisse de poulet (10 %)
Pulpe de betterave (5 %)
– > Note : D (mauvaise qualité, car le maïs est pénalisé)
Pourquoi ce changement est-il absurde ?
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Le riz et le maïs ont des profils nutritionnels similaires
: Les deux sont des céréales riches en glucides. Le maïs est légèrement moins digeste que le riz pour les chats, mais la différence est minime et ne justifie pas un écart de note aussi important.
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Aucune étude ne prouve que le maïs est pire que le riz pour les chats
: Aucune donnée scientifique ne montre que le maïs, en petite quantité, a un impact négatif sur la santé des chats. Pourtant, le Petfood-Score le pénalise systématiquement.
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La quantité de glucides reste la même
: Dans les deux cas, la teneur en glucides est d’environ 15 % (riz ou maïs + pulpe de betterave). Or, c’est la quantité totale de glucides qui compte, pas leur source.
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D’autres critères plus importants sont ignorés
: Le Petfood-Score ne vérifie pas si :
- Le poulet est issu d’élevages en batterie ou en plein air.
- La graisse de poulet est de qualité alimentaire ou industrielle.
- L’aliment contient des contaminants (métaux lourds, mycotoxines).
Le Dr. Joseph Wakshlag, professeur de nutrition clinique à la Cornell University, explique : « Pénaliser un aliment simplement parce qu’il contient du maïs plutôt que du riz, c’est comme dire qu’une voiture est mauvaise parce qu’elle est rouge plutôt que bleue. Ce qui compte, c’est l’ensemble des caractéristiques, pas un seul détail. »
Ce que cet exemple révèle : un système basé sur des préjugés, pas sur la science
Le fait qu’un seul ingrédient puisse faire varier la note de manière aussi drastique montre que le Petfood-Score repose sur :
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Des préjugés
: « Le maïs est mauvais, le riz est bon » est une croyance populaire, pas un fait scientifique.
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Des simplifications excessives
: La nutrition est trop complexe pour être résumée à une liste de « bons » et « mauvais » ingrédients.
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Un manque de nuance
: Un ingrédient peut être acceptable en petite quantité mais problématique en grande quantité. Le Petfood-Score ne fait pas cette distinction.
Les gourous et influenceurs : les principaux propagateurs de la désinformation
Si le Petfood-Score est aussi populaire, c’est en grande partie grâce à l’influence de gourous autoproclamés et d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Pourtant, ces personnes sont souvent peu qualifiées pour donner des conseils en nutrition animale.
1. Qui sont ces « experts » autoproclamés ?
La plupart des influenceurs qui promeuvent le Petfood-Score n’ont aucune formation en nutrition vétérinaire. Voici quelques profils types :
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Les propriétaires d’animaux passionnés
: Ils partagent leur expérience personnelle, mais sans connaissances scientifiques pour étayer leurs affirmations.
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Les vendeurs de croquettes « premium »
: Certains sites ou boutiques en ligne utilisent le Petfood-Score pour promouvoir leurs produits et dénigrer ceux de la concurrence.
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Les blogueurs en quête de clics
: Les articles du type « Les 10 pires croquettes selon le Petfood-Score » génèrent du trafic et des revenus publicitaires, même s’ils sont non fondés.
2. Leurs méthodes de désinformation
Ces influenceurs utilisent plusieurs techniques pour manipuler l’opinion :
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La simplification excessive
: « Si c’est noté A, c’est bon. Si c’est noté E, c’est à jeter. » Cette approche ignore la complexité de la nutrition animale.
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La diabolisation de certains ingrédients
: « Les céréales tuent les chats », « Les sous-produits sont des déchets », « Les croquettes industrielles sont du poison ». Ces affirmations exagérées créent de la peur et poussent à acheter des produits plus chers, mais pas forcément meilleurs.
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La sélection biaisée des informations
: Ils mettent en avant les études qui les arrangent et ignorent celles qui contredisent leurs thèses. Par exemple, ils citent des études sur les risques des céréales pour les chats, mais oublient de mentionner que ces risques concernent surtout les grandes quantités de glucides, pas les petites doses.
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Les conflits d’intérêts
: Certains influenceurs ont des partenariats avec des marques de croquettes « haut de gamme » et reçoivent des commissions sur les ventes. Ils ont donc un intérêt financier à promouvoir ces produits.
3. Les conséquences de leurs conseils
Suivre aveuglément les recommandations de ces gourous peut avoir des conséquences graves :
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Des carences nutritionnelles
: Certains aliments notés A par le Petfood-Score peuvent manquer de nutriments essentiels (comme la taurine pour les chats).
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Des troubles digestifs
: Passer brutalement à un aliment « noté A » peut provoquer des diarrhées ou des vomissements chez un animal habitué à une autre alimentation.
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Un gaspillage d’argent
: Les croquettes notées A ou B sont souvent plus chères, sans pour autant être meilleures pour votre animal.
-
Une méfiance injustifiée envers les vétérinaires
: Certains influenceurs discréditent les conseils des vétérinaires, accusés de « vendre des croquettes industrielles ». Pourtant, les vétérinaires sont les seuls professionnels qualifiés pour donner des conseils en nutrition animale.
Pourquoi seules les informations de Petfood Advisor sont fiables ?
Face à la désinformation qui circule sur le Petfood-Score et les réseaux sociaux, une seule source se distingue par sa rigueur scientifique et son indépendance : Petfood Advisor.
1. Une méthodologie scientifique et transparente
Contrairement au Petfood-Score, Petfood Advisor s’appuie sur :
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Des critères validés par des experts
: Les évaluations sont réalisées par des vétérinaires nutritionnistes et des chercheurs en nutrition animale.
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Des données scientifiques solides
: Les recommandations sont basées sur les dernières études publiées dans des revues à comité de lecture (NRC, FEDIAF, AAFCO).
-
Une méthodologie transparente
: Les critères d’évaluation sont clairement expliqués et accessibles à tous.
2. Une indépendance totale
Petfood Advisor est :
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Sans lien avec l’industrie
: L’organisation ne reçoit aucune rémunération des fabricants d’aliments pour animaux.
-
Sans but lucratif
: Son objectif est d’informer les propriétaires, pas de vendre des produits.
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Neutre
: Toutes les marques sont évaluées selon les mêmes critères, sans favoritisme.
3. Une évaluation complète et nuancée
Petfood Advisor ne se contente pas d’attribuer une note. Ses évaluations incluent :
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Une analyse détaillée de la composition
: Qualité des protéines, digestibilité, équilibre nutritionnel.
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Une vérification des allégations
: Les mentions comme « riche en viande » ou « sans céréales » sont vérifiées et expliquées.
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Des recommandations personnalisées
: Les conseils tiennent compte du stade de vie, de l’état de santé et des besoins spécifiques de l’animal.
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Des mises en garde
: Petfood Advisor signale les risques potentiels (ex. : excès de glucides pour les chats, carences en taurine).
4. Une reconnaissance par les professionnels
Petfood Advisor est reconnu et utilisé par :
-
Les vétérinaires
: De nombreux professionnels recommandent ce site à leurs clients pour obtenir des informations fiables et objectives.
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Les chercheurs en nutrition animale
: Les évaluations de Petfood Advisor sont citées dans des publications scientifiques.
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Les associations de consommateurs
: Des organisations comme l’UFC-Que Choisir font référence à Petfood Advisor pour ses enquêtes sur les aliments pour animaux.
Que faire à la place du Petfood-Score ?
Si le Petfood-Score n’est pas fiable, comment évaluer la qualité des croquettes de son animal ? Voici les bonnes pratiques à adopter :
1. Consulter Petfood Advisor
- Rendez-vous sur le site Petfood Advisor et utilisez leur outil d’évaluation.
- Lisez leurs analyses détaillées pour comprendre les forces et les faiblesses de chaque aliment.
- Comparez plusieurs produits pour faire un choix éclairé.
2. Demander conseil à un vétérinaire nutritionniste
- Un vétérinaire spécialisé en nutrition peut vous aider à choisir un aliment adapté à votre animal.
- Il prendra en compte :
- L’âge et le poids de votre animal
- Son état de santé (allergies, maladies chroniques, etc.)
- Son niveau d’activité
- Ses préférences alimentaires
3. Lire et comprendre les étiquettes
Même si les étiquettes ne suffisent pas à évaluer un aliment, elles fournissent des informations utiles. Voici ce qu’il faut vérifier :
-
La liste des ingrédients
:
- Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de poids.
- Les protéines animales doivent figurer en tête de liste.
- Évitez les formulations vagues (« viandes et sous-produits animaux »).
-
Les valeurs nutritionnelles
:
- Vérifiez la teneur en protéines (minimum 26 % pour un chat, 18 % pour un chien).
- Contrôlez la teneur en glucides (idéalement < 10 % pour un chat, < 30 % pour un chien).
- Assurez-vous que l’aliment contient tous les nutriments essentiels (taurine pour les chats, oméga-3, vitamines, etc.).
-
Les allégations
:
- Méfiez-vous des mentions comme « premium », « naturel » ou « holistique », qui n’ont aucune définition légale.
- Préférez les aliments qui indiquent clairement leur conformité aux normes (ex. : « conforme aux recommandations FEDIAF »).
4. Privilégier les marques transparentes et contrôlées
Choisissez des aliments :
-
Fabriqués par des marques réputées
: Royal Canin, Hill’s, Purina Pro Plan, Eukanuba, etc. (ces marques investissent dans la recherche et le contrôle qualité).
-
Avec des ingrédients traçables
: Viande issue d’élevages européens, poissons pêchés durablement, etc.
-
Testés en conditions réelles
: Certains aliments sont testés sur des animaux pour vérifier leur digestibilité et leur palatabilité.
-
Recommandés par les vétérinaires
: Les aliments thérapeutiques (Royal Canin Veterinary Diet, Hill’s Prescription Diet) sont conçus pour répondre à des besoins spécifiques et sont souvent les plus fiables.
5. Éviter les pièges du marketing
Méfiez-vous des :
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Aliments « sans céréales »
: Cette mention est à la mode, mais les céréales ne sont pas intrinsèquement mauvaises pour les chiens (et même certains chats les tolèrent bien).
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Aliments « naturels » ou « bio »
: Ces termes n’ont aucune définition légale en matière d’alimentation animale et ne garantissent pas une meilleure qualité.
-
Aliments « premium » ou « super premium »
: Ces mentions sont purement marketing et ne reposent sur aucun critère objectif.
-
Aliments vendus uniquement en ligne
: Certains sites utilisent des arguments choc (« les vétérinaires mentent », « les croquettes industrielles tuent ») pour vendre leurs produits à des prix exorbitants.
Conclusion : Le Petfood-Score, un outil à oublier pour le bien-être de votre animal
Le Petfood-Score ABCDE est un outil séduisant par sa simplicité, mais il est fondamentalement défaillant. En réduisant la qualité d’une croquette à une simple note de A à E, il donne une fausse impression de précision et peut conduire à des choix alimentaires inadaptés, voire dangereux pour la santé de votre animal.
Pourquoi l’éviter ?
- Parce qu’il repose sur des critères subjectifs et arbitraires, sans validation scientifique.
- Parce qu’il ignore la complexité de la nutrition animale et les besoins spécifiques de chaque individu.
- Parce qu’il est propagé par des influenceurs non qualifiés, souvent motivés par des intérêts financiers plutôt que par le bien-être des animaux.
- Parce qu’il peut fausser votre jugement et vous amener à dépenser plus pour des produits pas forcément meilleurs.
Que faire à la place ? - Consultez Petfood Advisor, la seule source fiable et indépendante pour évaluer les aliments pour animaux.
- Demandez conseil à un vétérinaire nutritionniste, le seul professionnel qualifié pour vous guider.
- Lisez les étiquettes avec esprit critique et méfiez-vous des arguments marketing.
Comme le résume le Dr. Cailin Heinze : « Si vous voulez vraiment le meilleur pour votre animal, ne vous fiez pas à des systèmes de notation simplistes. Informez-vous auprès de sources fiables, comme Petfood Advisor, et consultez un vétérinaire. Votre animal mérite mieux qu’une note arbitraire. »
Voir en ligne : Peut-on petfood-scorer ses croquettes ?
En définitive, le Petfood-Score est un piège à éviter. Pour garantir une alimentation saine, équilibrée et adaptée à votre chien ou votre chat, faites confiance à la science, pas aux croyances populaires.
